Où s'arrête le rôle de l'IDEL ?

Nous vous avons demandé sur la page Facebook Entre Infirmières Libérales, il y a quelques semaines, de nous raconter vos anecdotes concernant les petites demandes qui sortent plus ou moins de votre champ de compétences, auxquelles vous êtes confrontés.

La question a suscité un vif intérêt et nous avons reçu plus de 100 réponses ! Il en ressort un débat compliqué sur les limites du rôle de l’IDEL.

 

"Vous pouvez aller à la pharmacie pour moi ? Vous pouvez sortir les poubelles ?"

Vous avez été nombreuses et nombreux à nous faire partager ces petites demandes qui vous font hésiter entre rire ou pleurer. Faire les courses, le taxi, changer les ampoules, s’occuper des animaux, l’infirmière libérale doit être débrouillarde et multitâche !

Les IDEL partagées entre empathie et exaspération

Si beaucoup d’infirmières ont aussi exprimé le fait que la plupart des patients n’en abusent pas et que c’est un plaisir voire un devoir de les aider dans leur petits tracas quotidiens, certaines d’entre elles expriment un agacement voire carrément de l’exaspération. En effet la barrière entre petits services et « exploitation » est souvent mince et l’équilibre difficile à trouver. Les tournées sont souvent chargées, les tâches souvent ingrates et on peut clairement se demander « est-ce vraiment à moi de faire ça ? ».


« Quand on me demande des choses qui sortent de mon champ de compétence, je rappelle gentiment que je suis infirmière, pas auxiliaire de vie ou esthéticienne »

C’est pourquoi de nombreuses infirmières libérales n’hésitent plus à mettre les points sur les « i » et à rappeler que ce n’est pas forcément leur rôle. Elles pointent le fait que certains services demandés par les patients relèvent du rôle de l’auxiliaire de vie et non pas de l’infirmière et que de ce fait, ce n’est pas à elles de les faire.

Ne pas déshumaniser le métier

Cependant, il faut aussi prendre en compte les patients qui sont seuls, qui n’ont pas forcément de famille proche d’eux, qui ne peuvent plus se déplacer et faire attention à ne pas déshumaniser le travail de l’IDEL qui n’est bien souvent pas qu’un soignant aux yeux des patients.

Des gens de plus en plus isolés

Ce qui ressort au final de ces différents témoignages, c’est bien le manque de moyen humain qui pousse le patient à demander de l’aide à l’IDEL. Pas d’auxiliaire de vie, ou d’aide à domicile, pas de famille disponible, les patients, spécialement ceux âgés, se retrouvent bien souvent isolés chez eux. L’infirmière libérale de son côté n’a pas forcément ni l’envie ni le temps de répondre à ces demandes et la question du rôle de l’IDEL se pose réellement aujourd’hui.

Et vous qu’en pensez-vous ? Ou s’arrête le rôle de l’IDEL selon vous ?

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